Les missions du poste

Établissement : Université Bretagne Sud École doctorale : École doctorale Sciences pour l'Ingénieur Laboratoire de recherche : Institut de Recherche Dupuy de Lôme Direction de la thèse : Thibaut COLINART ORCID 0000-0003-4704-330X Date limite de candidature : 2026-05-31T00:00:00 Les opérations réseau génèrent une dissipation de chaleur importante en raison des équipements qui convertissent l'énergie électrique consommée. Ainsi, des systèmes de climatisation ou, plus généralement, des systèmes de conditionnement d'air sont utilisés pour contrôler les plages climatiques (température et parfois humidité relative) dans les salles techniques, en évacuant la chaleur dissipée à l'extérieur, car l'équipement doit fonctionner dans un environnement à température contrôlée pour éviter les défaillances.
Comme le décrit le GIEC, le changement climatique entraînera (entre autres) des vagues de chaleur plus fréquentes et plus sévères. Notre objectif est d'assurer la continuité des services partout et à tout moment, les systèmes de refroidissement étant des composants essentiels qui ne peuvent cesser de fonctionner, quelles que soient les conditions climatiques. Par conséquent, nous devons nous assurer d'être prêts à faire face à ces vagues de chaleur extrêmes. Pour cela, nous devons évaluer et renforcer la résilience des infrastructures.

Objectif scientifique - résultats et verrous à lever
L'objectif de la thèse est de mettre en place, après une recherche bibliographique approfondie, une méthodologie et des outils qui permettront au groupe Orange, de procéder à son adaptation aux chaleurs extrêmes en renforçant la résilience de ses infrastructures, et plus particulièrement de ses équipements de refroidissement.
Cela passera par le développement ou l'adaptation d'un modèle thermique prédictif incluant le bâtiment, les équipements hébergés et l'environnement technique (équipements de refroidissement) afin d'être en mesure de définir des scénarios d'adaptation visant à renforcer la résilience de nos sites. En effet, deux types majeurs d'évènement peuvent conduire à des pertes totales ou partielles : un arrêt total de climatisation en raison d'une température excessive (sécurité ou d'une défaillance), un arrêt d'un équipement ou de plusieurs équipements en salle en raison de températures excessives.
Pour être en mesure de prédire les dépassements de température, il faut être capable de prédire les températures d'air en salle, les températures des systèmes de production de froid, et la température du bâtiment. Les équations qui régissent les phénomènes de mécanique des fluides et de thermiques sont non linéaires, leurs résolutions dans un environnement complexe, à plus forte raison en régime instationnaire, n'est pas envisageable. Les solutions de stockage de froid avec produits à changement de phase seront considérées comme une option plausible, mais la modélisation de ces produits est complexe et nécessite un autre modèle. Les besoins en modélisation susmentionnés constituent un verrou, à plus forte raison en sachant que ces modèles doivent être couplés.
Les approches préconisées pour lever ces verrous sont les suivantes :

Modélisation du bâtiment à l'aide d'un modèle nodal Modélisation de la zone interne à l'aide d'un PINN Modélisation des PCM avec des LSTM Estimation des probabilités de défaillance du groupe froid
Les principales réalisations attendues (en dehors des publications et la rédaction du manuscrit) sont :
Un modèle couplé, suffisant pour identifier les vulnérabilités, préconiser une adaptation ou de nouvelles infrastructures, Des scénarios d'adaptation pour différents cas types Quelques éléments financiers

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L’emploi par métier dans le domaine Ingénierie à Tours