Les missions du poste

Établissement : Université de Bretagne Occidentale École doctorale : École doctorale Espaces, Sociétés, Civilisations Laboratoire de recherche : Centre de Recherche Bretonne et Celtique Direction de la thèse : Erwan LE PIPEC Date limite de candidature : 2026-05-17T00:00:00 Au cours du XX et du d é but du XXI si è cle, le nombre de locuteurs natifs du breton a fortement diminu é , passant d ' environ un million de locuteurs avant la Premi è re Guerre Mondiale à une minorité vieillissante, en grande partie concentrée dans l'Ouest de la Bretagne.
Depuis les années 1970-1980, un nouveau modèle de transmission a émergé, fondé sur l'école (réseau immersif Diwan, filières bilingues publiques et privées catholiques), qui a permis l'apparition de nouvelles générations de locuteurs, plus urbaines et diplômées. Le vieillissement de la population bretonnante et le non-remplacement des générations, combinés à la croissance du nombre de locuteurs ayant appris le breton en contexte éducatif plutôt que familial ou sociétal, entraîne ainsi un effet-ciseau : une chute globale du nombre de locuteurs, mais parallèlement, un « rajeunissement » relatif du locutorat, Dans ce contexte, la question n'est plus seulement celle de la survie du breton, mais celle de la nature des pratiques effectives des jeunes locuteurs, de leurs espaces d'usage et de leurs représentations, dans un environnement massivement francophone.
Accès au centre de ressources du CRBC, assistance des personnels d'appui à la recherche. Le CRBC, à Brest constitue un point d'ancrage efficace, tout en étant gage d'ouverture à d'autres équipes : CELTIC-BLM, CREAD, INSPE, Kelenn...). L'existence d'un tissu dense d'associations (Div Yezh, Diwan, réseaux culturels bretons) et d'une politique régionale active en matière de langue bretonne constitue un terrain propice pour la collecte de données et les collaborations. Les enjeux de la recherche pourront se structurer autour de trois axes principaux : 1) Profils et trajectoires des jeunes locuteurs de breton : quels sont les parcours d'apprentissage des jeunes locuteurs (transmission familiale partielle, immersion scolaire, cours optionnels, etc.) et comment ces trajectoires influencent-elles leurs pratiques et attitudes linguistiques ? Comment se configurent les identités linguistiques des jeunes bretonnants, notamment autour des frontières entre « vrais bretonnants », « néo-bretonnants », « militants » et « usagers occasionnels » ? 2) Contextes d'usage et fonctions du breton : dans quels espaces les jeunes utilisent-ils effectivement le breton (école, famille, associations, réseaux numériques, culture), et pour quels types d'activités (conversation informelle, activités culturelles, écritures créatives, usages ludiques) ? Le breton est-il majoritairement vécu comme une langue de culture, de patrimoine, ou comme une langue d'usage courant, notamment dans les pratiques entre pairs, et quelles sont les implications pour la vitalité linguistique ? 3) Rôle de l'école et comparaisons interlangues : dans quelle mesure les filières immersives (Diwan) et paritaires parviennent-elles à produire des locuteurs capables d'utiliser le breton en dehors du cadre scolaire, et quelles formes de langue y sont transmises Comment la situation du breton se compare-t-elle à celle d'autres langues minoritaires, en termes de poids de l'école, de densité de locuteurs et de dynamique d'usage chez les jeunes ?

Postuler sur le site du recruteur

Recherches similaires

L’emploi par métier dans le domaine Service Public à Tours