Les missions du poste

Établissement : Université de Tours École doctorale : Sciences de la Société : Territoires, Economie, Droit - SSTED Laboratoire de recherche : CItés, TERritoires, Environnement et Sociétés Direction de la thèse : Hélène BERTHELEU ORCID 0009000424144786 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-30T23:59:59 Les femmes immigrées en France se situent dans une position spécifique, à l'intersection de rapports sociaux de genre, de classe et ethnoraciaux les exposant à de multiples champs de vulnérabilité sociale. Ce projet de thèse propose de documenter et d'interroger les démarches participatives dans les structures d'insertion et leurs divers effets à travers deux questions principales : 1) Ces pratiques présentées comme innovantes redéfinissent-elles les rapports de pouvoir et les capacités d'action des femmes immigrées, prises dans des logiques institutionnelles d'insertion professionnelle ? 2) Dans quelle mesure la forme participative génère-t-elle des modalités inédites de collaboration, de partage des savoirs, voire contribue au développement d'un rapport mobilisé à sa condition sociale propice à l'insertion sociale et professionnelle des femmes immigrées ? Pour y répondre, ce projet s'inscrit dans une démarche de recherche-action menée au sein d'Ateliers et Chantiers d'Insertion situés en région Centre-Val-de-Loire. Il s'agit d'expérimenter et d'analyser collectivement la participation en train de se faire. La recherche reposera sur une ethnographie approfondie des deux structures au moyen d'observations participantes et des entretiens individuels avec les salarié·es en insertion et les professionnels des structures afin de saisir les formes actuelles de la participation et ses perceptions au sein des structures, et d'appréhender le contexte institutionnel et organisationnel dans lequel les pratiques d'accompagnement et les démarches participatives se composent et se situent. Enfin, le point central de cette recherche réside dans la co-construction d'ateliers participatifs avec les salariées en insertion.
Dans cette perspective, la participation des personnes est une dimension constitutive du processus de recherche lui-même.
L'originalité de ce projet réside dans l'articulation de la sociologie de l'action publique, la sociologie des migrations et du genre, ancrées dans une approche intersectionnelle permettant de saisir la diversité des situations et des expériences des femmes immigrées en tenant compte de l'articulation des rapports sociaux qui traversent leurs parcours. Il ne s'agit pas seulement d'évaluer des dispositifs, mais de comprendre comment, au sein de ces démarches participatives, les parcours d'insertion se fabriquent, se négocient, éventuellement se transforment et dans quelle mesure la reconnaissance des savoirs d'expérience des salariées en insertion peut contribuer à transformer les pratiques d'accompagnement et les représentations. Dans un contexte national où les personnes précaires, et notamment les femmes issues de l'immigration, restent encore largement tenues à l'écart des espaces de participation citoyenne, les politiques publiques promeuvent la participation des usager·es, habitant·es et bénéficiaires des dispositifs sociaux. Dans le champ de l'insertion par l'activité économique, particulièrement investi par ce type public, cet écart est observable. En effet, les structures d'insertion développent de plus en plus de dispositifs présentés comme participatifs, visant à associer les salarié·es en insertion à travers des conseils de salarié·es, des temps collectifs d'organisation du travail ou encore des ateliers d'expression, sans que les conditions concrètes de mise en oeuvre ni les effets réels de ces démarches ne soient véritablement documentés (Efros, 2012). comprendre les modalités participatives des dispositifs d'insertion professionnelle destinées aux populations les plus précaires Pour y répondre, ce projet s'inscrit dans une démarche de recherche-action qui sera menée au sein d'Ateliers et Chantiers d'Insertion situés en région Centre-Val-de-Loire. Il ne s'agit pas d'une simple posture d'observation, mais d'un engagement réflexif permettant de coconstruire, d'expérimenter et d'analyser collectivement la participation en train de se faire. La
echerche reposera sur une ethnographie approfondie des deux structures au moyen d'observations participantes et des entretiens individuels avec les salarié·es en insertion et les professionnels des structures afin de saisir les formes actuelles de la participation et ses perceptions au sein des structures, et d'appréhender le contexte institutionnel et organisationnel dans lequel les pratiques d'accompagnement et les démarches participatives se composent et se situent. Enfin, le point central de cet recherche réside dans la co-construction d'ateliers participatifs avec les salariées en insertion. Dans cette perspective, la participation des personnes ne constitue pas uniquement un objet d'analyse mais une dimension constitutive du processus de recherche lui-même.

Le profil recherché

formation en sociologie (licence et master), expérience en association d'insertion appréciée

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